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mercredi, 25 mai 2011

CHRISTOPHE MAE

Main Hall

Debout
Prix: 39,- € (frais de prévente inclus)
Horaires: Show: 20.00 hrs
Ouverture des portes prévue à: 19.00 hrs
Organized by: c-live

Review


Après son premier album studio phénomène « Mon Paradis », vendu à plus de 1,6 millions d’exemplaires, une tournée ayant réuni un million de spectateurs, et un album live « Comme à la maison » qui a séduit plus de 700 000 acheteurs, Christophe Maé occupe à nouveau le devant de la scène et sera de retour à Bruxelles en septembre 2010.

« Grâce au succès du premier album, j’ai pu prendre la route et faire la fête avec un million de personnes. Ce disque, c’est une façon de retrouver tous ces gens là, en essayant de ne pas les décevoir. » Quand on écoute Christophe Maé, qu’il parle ou qu’il chante, il y a des adjectifs qui viennent immédiatement à l’esprit : spontanéité, sincérité, authenticité, générosité. C’est dans ce même état d’esprit qu’il a conçu son nouvel album. Avec ce mélange de fougue et d’exigence qui le caractérise, des qualités qui lui ont permis de toucher le coeur d’un public aussi nombreux qu’enthousiaste.

Si aujourd’hui Christophe Maé fait incontestablement partie du paysage de la chanson française, c’est parce qu’il a conquis sa place avec l’énergie et la passion d’un amoureux fou de musique. On connaît son histoire : un jeune natif du Vaucluse, bercé par les rythmes soul et africains aussi bien que par la pop anglo-saxonne et les classiques du patrimoine français, doté d’une voix aux inflexions peu communes, grattant sa guitare aux terrasses des cafés et débarquant un jour au casting de la comédie musicale « Le Roi Soleil ». Le conte de fées aurait pu s’arrêter là et Christophe demeurer à jamais « Monsieur », le frère du Roi, glorieux
souvenir d’un triomphe passé. Sauf que notre héros n’est nullement du genre à se reposer sur des lauriers, même mérités. Son premier album solo, « Mon paradis » sorti en 2007, battra tous les records de vente (1,5 millions d’albums), comblera les Zéniths de France et de Navarre (800 000 spectateurs), enchantera les Victoires de la musique (Artiste Révélation en 2008) et les NRJ Music Awards. Le disque suivant, enregistré « Comme à la maison », live et acoustique enregistré sur la plage de Santa Giulia en Corse, et couplé d’un DVD, ne fera que confirmer un succès aux allures de phénomène (700 000 albums live vendus).

C’est dans cet équipage que Christophe Maé, le baladin emballant, revient aujourd’hui avec un nouvel album au titre en forme d’invitation : « On trace la route ». Invitation au voyage, bien sûr, avec toujours ces rythmes ensoleillés et ces guitares aux syncopes agiles, comme un road movie chaleureux encore illustré par la photo de pochette, prise quelque part sous les cieux du Sénégal. Message humaniste aussi, avec ces chansons qui fleurent autant l’amour que l’espoir, et qui suggèrent entre les lignes que même le doute peut permettre d’avancer, d’aller de l’avant encore et toujours.

Onze titres flamboyants, puisés parmi une quarantaine composés sur la route et triés sur le volet. Pour ce « vrai deuxième album », comme il dit, Christophe s’est entouré de sa tribu, celle qui a partagé l’aventure depuis le début : le fidèle Volodia aux manettes, co-réalisateur et ingénieur du son ; Bruno Dandrimont, guitariste compositeur et ami de longue date, ou Laurent Vernerey, le bassiste virtuose. Mais quelques nouveaux venus sont eux aussi de la fête, comme Felipe Salvidia, musicien chilien qui a apporté sa science du son et des programmations. Côté textes, outre l’incontournable Lionel Florence, Boris Bergman et Diam’s offrent eux
aussi leur contribution, en orfèvres de la rime virtuose.

Des chansons d’amour, encore et toujours, comme ce « Dingue, dingue dingue »,
single cinglé et déclaration à la folie. Ou « La rumeur », qui affirme qu’il ne faut écouter que son coeur, « J’ai laissé », ballade mélancolique ourlée de violoncelle, et « Ne m’abandonne pas », tendre clin d’oeil au « Don’t let me down » des Beatles. Amour écologique aussi, avec ce « Nature » plus vrai que… nature, scandé d’arpèges mutins et de sanza, le piano à pouces africain. Afrique encore, dans « J’ai vu la vie », ode à un continent magique et mystérieux. Amour filial, dans « Pourquoi c’est beau », message d’un père enseignant à son enfant que la beauté et la différence ne s’expliquent pas. Amour des racines enfin, avec « Manon », hommage au personnage de Marcel Pagnol et à la terre natale de Christophe. Le tout complété avec « Je me lâche », ska libérateur co-écrit par Diam’s et « Donald dans les docks », véritable court-métrage sonore dû à la caméra stylo de Boris Bergman. Un disque souple et varié, à la fois sensuel et dynamique, où l’on reconnait, à chaque mesure, la griffe d’un Christophe Maé plus que jamais à l’unisson avec son art, sa passion. « Je n’ai pas changé, j’ai essayé de rester dans le même état d’esprit qu’à mes débuts, confie encore Christophe.
Resterdans la continuité tout en évoluant. L’histoire est tellement belle que j’ai envie qu’elle continue. » A suivre donc. Passionnément.

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